Expressions orales, libres et spontanées à propos des ateliers d’écriture


Corinne

Cela fait 8 ans que je participe aux ateliers d’écriture.

J’écris depuis mes 12 ans; j’écrivais un journal intime qui s’est perdu dans les déménagements, je n’ai plus rien mais … je me souviens, vers 14 ans j’écrivais mes journées avec mes copines et parfois je ne dormais pas, j’écrivais, à 2 heure du matin je me sentais vidée et m’endormais. J’écrivais sur des feuilles blanches avec mon stylo plume, j’adorais écrire avec un « plume », j’en avais plein les doigts, d’ailleurs, sur mon majeur, j’ai la bosse de l’écriture !

Ma rencontre avec « POTAPOTA » s’est faite lors d’une soirée durant laquelle l’atelier de dessin/poterie auquel je participait, ouvrait ses portes à l’écriture.
J’étais très inquiète, je n’étais pas à l’aise, j’avais très envie d’écrire mais je n’avais pas du tout de style ou quoi que ce soit …
Je me souviens de ces 3 mots que tu m’as dit : « Lis-tes-ratures »
Au début, j’étais dans le jugement de mes textes, une auto-flagellation : « c’est nul, c’est bisounours, j’ai fait plein de ratures: » alors tu m’as dis : » et bien  lis-tes-ratures pour « littérature », j’avais adoré ! Ça m’a apaisé, je me suis autorisée enfin, cela m’a donné confiance. Ce temps d’écriture était très chaleureux, je me suis sentie dans un cocon avec beaucoup de bienveillance, d’émotions, très amical, j’étais bien alors que c’était ma première participation.
Dans cet atelier, la qualité d’accueil des textes est essentiel, on ne te dit pas : » tu aurais du écrire comme ça, là ça ne va pas, tes tournures de phrases … : » ;
On apprend en observant l’aisance avec laquelle certains participants écrivent, par  la lecture des textes. La fréquentation régulière le l’atelier est importante, on maintien l’élan qui entraine; moi j’ai besoin d’élargir mon champ sémantique.
Si les inducteurs d’écriture ne nous conviennent pas, ne nous inspire pas et bien nous pouvons commencer un texte en écrivant par exemple : «  je ne sais pas quoi écrire … : », c’est génial car cela ne t’enlève pas le plaisir d’écrire sinon t’as une barre au ventre. : « je ne sais pas quoi écrire … : » suffit à partager et s’inscrire  toujours dans le groupe.
Ce qui est assez étonnant, c’est que cette envie d’écrire je l’ai tout le temps mais lorsque je suis à la maison je n’y arrive pas. Je pense que c’est l’atmosphère, l’ambiance, le plaisir de se retrouver, il n’y a pas de doute !
On accepte d’affirmer son univers à travers nos textes.
On parle de « travail d’écriture », oui, ce qui permet de « progresser » mais pour moi, c’est trop de pression, il ne faut pas que ce soit assimilé à du travail mais à du plaisir avant tout.
Je trouve  cet exercice extraordinaire, cette capacité qu’a notre cerveau à délivrer tout un tas d’idées, d’images, d’histoires alors que 5 minutes avant on ignorait totalement ce que l’on allait écrire; parfois un mot, une association de 2 ou 3 mots…
C’est une forme de liberté  que j’adore !
Parfois on constate des connexions entre des textes.
Pour moi, le temps de l’atelier est intense mais c’est aussi une grande respiration comme une bouffée d’air renouvelé, on a nettoyé quelque chose; pendant 3h on a pensé à rien d’autre.

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